S’isoler : une protection… ou une façon de se perdre ?
- Alexandra Toma
- 11 nov. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 nov. 2025
Introduction
Il y a des moments où on ressent le besoin de se retirer. S’éloigner des gens. Couper son téléphone. Rester dans sa chambre. Mettre de la distance. Et parfois, ça fait du bien. Mais d’autres fois, l’isolement devient une bulle trop serrée, un endroit où l’on se coupe de la vie… sans s’en rendre compte.
Comment faire la différence entre: prendre soin de soi, se protéger au point de s’effacer ?
C’est ce qu’on explore ensemble.
Pourquoi on s’isole ?
S’isoler est souvent une réponse naturelle à :
la fatigue
le stress
le sentiment d’être incomprise
les tensions familiales ou amicales
l’anxiété sociale
la surcharge émotionnelle
Le cerveau cherche la sécurité. Se retirer peut donner l’impression de reprendre le contrôle. Et ce n’est pas forcément mauvais.
Quand l’isolement est sain
On peut choisir de s’isoler pour :
se reposer
réfléchir
accueillir ses émotions
se protéger d’interactions qui nous drainent
apprendre à mieux se connaître
Ce type de solitude apaise. Après, on se sent plus claire, plus légère, plus présente. La solitude peut être un espace de croissance.
Quand l’isolement devient toxique
L’isolement devient un problème quand il :
dure
vide ton énergie
ou te coupe des autres par peur, pas par choix
Tu peux reconnaître un isolement toxique si tu te dis :« Je reste seule pour éviter d’être jugée, blessée ou déçue. »
Dans ces cas :
on se coupe de la réalité
on se replie dans ses pensées
on nourrit l’anxiété au lieu de la libérer
Ce n’est plus une pause. C’est une fuite.
La nuance importante
Ce n’est pas l’isolement qui fait mal. C’est pourquoi et combien de temps on s’isole.
Solitude choisie = je recharge
Solitude subie = je me perds
Ce que tu peux faire pour t’écouter sans t’enfermer
Demande-toi : “Est-ce que ça me fait du bien, vraiment ?”
Si tu te sens mieux après → c’est nourrissant. Si tu te sens plus anxieuse → c’est une fuite.
Reconnecte-toi au “petit réel”: Pas besoin de voir plein de gens. Juste :
sortir marcher
dire bonjour à quelqu’un
aller à un café
Partage une petite vérité: Pas une grande confession, une micro phrase :“Je me sens un peu dépassée ces temps-ci.” Dire, même peu, ouvre une porte.
Tu n’as pas à être entourée tout le temps. Tu n’as pas à être sociale tous les jours. Mais tu n’as pas été faite pour vivre seule contre tout.
Tu as le droit :
de demander de la douceur
de choisir les personnes qui t’entourent
de créer une communauté qui te porte
d’être vulnérable sans être faible
S’isoler n’est pas un défaut. Mais revenir au monde, même doucement, est ce qui soigne. Tu mérites la connexion autant que la paix.




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