Se comparer : normal, humain, mais pas obligé de se faire du mal.
- Alexandra Toma
- 11 nov. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 nov. 2025
Introduction
Sur les réseaux, on voit des vies parfaites. Des corps impeccables, des routines irréprochables, des réussites constantes. Et parfois, sans s’en rendre compte, on se dit :
"Pourquoi pas moi ?"
La comparaison sociale, c’est humain. Notre cerveau le fait naturellement pour comprendre où on se situe dans un groupe.
Mais aujourd'hui, ce mécanisme ancien se retrouve face à un flux infini de vies filtrées. Et ça peut devenir lourd.
Pourquoi on se compare ?
La psychologie explique que l’être humain a besoin de se situer pour :
appartenir à un groupe,
se sentir accepté,
se rassurer sur sa place.
Ce n’est pas une faiblesse. C’est la nature humaine.
Sauf qu’avant, on se comparait :
à 10, 20 personnes autour de nous. Aujourd’hui, on se compare à des milliers, dont la plupart montrent uniquement leurs meilleurs moments.
Ça fausse tout.
Comment les réseaux amplifient la comparaison
Les réseaux montrent :
des corps filtrés
des couples idéalisés
des réussites accélérées
des scènes mises en scène.
Tu ne vois pas :
les disputes
les doutes
les échecs.
Tu compares donc ta vie entièreà 1 % de la vie d’une autre.
Et c’est injuste pour toi.
Ce que la comparaison crée émotionnellement
Elle peut mener à :
une baisse de confiance,
un sentiment d’insuffisance,
un discours intérieur plus dur,
l’impression de « prendre du retard » par rapport aux autres.
Mais rappelle-toi :Tu ne vois pas la vraie ligne du temps de la personne.
Chacune avance à son rythme, dans son histoire, avec ses réalités.
Comment rééquilibrer la comparaison
1. Remplace « Pourquoi pas moi ? » par « Qu’est-ce que j’admire ? »
Ça transforme la comparaison en inspiration, pas en blessure.
2. Observe ton feed: Si tu te sens moins bien après, mute / unfollow.
Tu n’as aucune obligation émotionnelle envers ton feed.
3. Rappelle-toi du hors-champ
Personne ne filme :
ses crises
ses larmes
ses insécurités profondes
Ce que tu vois est choisi.
4. Reviens à ta réalité
Parle, écris, respire, reconnecte-toi à ton corps. La comparaison se nourrit du virtuel. Elle s’apaise dans le réel.
Ce que HER.A veut montrer
HER.A n’est pas là pour te dire d’arrêter les réseaux. On sait que les réseaux font partie du monde, du langage, de la culture.
Nous sommes là pour :
montrer ce qui se cache derrière les images
démystifier les tendances
rappeler que tu n’es pas en retard
créer un espace où tu existes sans performance
Tu n’as rien à prouver. Tu n’es en compétition avec personne. Tu as le droit d’avancer lentement, profondément, à ta manière.





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